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Le Blog d’Autour du 1er mai

Le Journal des Rencontres

Toutes les informations sur les Rencontres cinéma et société : annonce de la programmation, présentation des invités, compte-rendu des séances...

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mercredi 13 mars 2013

Ce soir : ouverture de la 8ème Décade Cinéma et société

Ça y est, nous y sommes : la 8ème décade Cinéma et société, Étranges étrangers, débute ce soir ! rendez-vous à 21h00 à Naves, pour la projection d'Un Racisme à peine voilé, de Jérôme Host, en présence de Nicolas Thomas et Nadia Mokaddem.

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Lors de l'adoption de la loi sur le port du voile, qui de nous ne s'est pas senti déstabilisé et en contradiction entre des convictions laïques et / ou féministes et les déchaînements médiatiques et les expulsions de jeunes filles de l'école de la République ? Au point parfois de ne plus savoir que penser.
Un Racisme à peine voilé qui convoque à la fois les paroles de jeunes filles (ce que ne fit jamais la commission Stasi préparatoire à la loi) de chercheurs, de militants des collectifs " Une École pour tous", peut nous permettre, dans un débat collectif, de confronter nos doutes , nos convictions et nos postures. Le film sera accompagné par Nicolas Thomas et Nadia Mokaddem . Mobilisés autour de cette question à l’époque au sein du Collectif "École Pour Tous Strasbourg", ils ont tous deux accompagné la tournée du film, Nicolas Thomas comme organisateur et membre de l’équipe de réalisation du film et Nadia Mokaddem comme professeur d’allemand à l’époque, que l’exclusion des jeunes filles a conduit à démissionner de l’Éducation nationale. Manée Teyssandier.

Rendez-vous ce soir, mercredi 13 mars, à 21h00
Chez Bernard Mullet, Solheilavoup, Naves
Toutes les informations sur la Décade, c'est ici !

lundi 11 mars 2013

J-2 avant l'ouverture de la 8ème décade Cinéma et société

Nous vous attendons avec impatience dès mercredi pour la 8ème édition de la décade Cinéma et société qui se tiendra en Corrèze, du 13 au 17 mars puis du 30 avril au 5 mai. Cette année, le thèmes est Étranges étrangers ?

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Cette année, la décade permettra d’interroger l’histoire des migrations, de refuser et de détruire les préjugés qui perdurent, y compris dans les expressions du langage : « français d’origine étrangère », « immigré de la 3ème, 4ème génération », « intégration », « diversité »..., de combattre le racisme, en en questionnant les ressorts, mais aussi de rendre hommage au brassage culturel, et à la richesse qu’il engendre.

Avec cette décade, il sera question d'inventer ensemble, réalisateurs, chercheurs, spectateurs, citoyens, d’autres regards sur les migrants. Et, pour ce faire, une sélection très diverse des films sera proposée : des documentaires, des grands films de fiction qui ont une place importante dans les représentations des étrangers, des films militants, un film d'animation, et un film de science fiction. Toutes ces projections seront présentées par des réalisateurs, des historiens, des sociologues...

Pour ceux qui n'auraient pas encore eu toutes les informations, tout se trouve ici !
Retrouvez également les toutes dernières infos et les coulisses du festival sur Twitter : @autourdu1ermai, ou grâce au mot-dièse #décade2013

lundi 11 février 2013

Programmation de la 8ème Décade Cinéma et société : Étranges étrangers ?

Nous l'avons imaginée, discutée, modifiée... Cette fois-ci, nous n'y touchons plus ! Nous sommes heureux de vous dévoiler la programmation de la 8ème décade Cinéma et société : Étranges étrangers ?, qui se tiendra en Corrèze du 13 au 17 mars puis du 30 avril au 5 mai 2013.

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Cette programmation permettra d’interroger l’histoire des migrations, de refuser et de détruire les préjugés qui perdurent, de combattre le racisme, mais aussi de rendre hommage au brassage culturel, et à la richesse qu’il engendre.

Alors, vous pouvez d'ores et déjà retrouver :

Restez connectés sur le Journal de la Décade pour suivre toutes les actualités et mises à jour, et vous pouvez également suivre sur twitter le mot-dièse #décade2013.

jeudi 29 novembre 2012

Entretien avec Stéphane Hessel autour du thème de la Décade Cinéma et société 2013 : Étranges étrangers

Stéphane Hessel, président d'honneur d'Autour du 1er mai, nous a fait l'immense plaisir de nous recevoir pour aborder avec nous le thème de la décade 2013 : Étranges étrangers. Il nous a conté son parcours de jeune enfant allemand arrivé en France entre les deux guerres, nous a parlé de son investissement, tout au long de sa vie, dans différents postes qu'il a occupés, pour aider les étrangers et promouvoir l'immigration, et nous donne également son point de vue sur la situation actuelle.

Vous avez affaire à quelqu’un qui a commencé par être allemand et qui est devenu français à l’âge de 7 ans, enfin qui a commencé à vivre en France à l’âge de 7 ans, et qui a donc connu l’existence d’un petit enfant étranger accueilli en France, année 1924, période où l’allemand était quand même encore le « boche » puisque la guerre n’était terminée que depuis 5 ans.

Cependant, non seulement je n’ai aucun souvenir d’avoir été rejeté, d’ailleurs pas plus que mon frère qui avait 3 ans de plus que moi et qui lui au moins connaissait déjà un peu le français. Nous avons tous les deux reçu, à la fin de la première année de notre école communale de Fontenay-aux-Roses, le prix de bonne camaraderie, c’est quand même assez fort !

Retrouvez la suite de cet entretien ici !

mardi 20 novembre 2012

"Étranges étrangers" : 8ème édition de la Décade Cinéma et Société... à vos agendas !

Nous sommes ravis de vous annoncer la prochaine édition de la décade Cinéma et société, dont le titre est Étranges étrangers. Elle se tiendra du 13 au 17 mars dans le pays de Tulle, puis du 1er au 5 mai 2013, à Tulle. Nous espérons vous y accueillir !

En attendant la programmation complète, voici une note d'intention autour de cette décade...

Que l’on soit noir, maghrébin, asiatique, africain… juif, musulman, venus d’une autre rive, français mais enfant de parents venus d’ailleurs, ou tout simplement (et toute proportion gardée) du village d’à côté, parfois - pas toujours - on se sent étranger. Étranger à quoi ?

Dans Réflexions sur la question juive, Jean-Paul Sartre développait l’hypothèse selon laquelle on était juif car « l’autre », le chrétien, le français d’ici, vous renvoyait que vous êtes juif. Ainsi, écrivait-il, le seul lien qui unit tous les juifs français, « c’est qu’ils vivent au sein d’une communauté qui les tient pour juifs ».

Analyse qui vaut pour tout groupe humain mis en situation d’étranger voire de bouc émissaire, que la violence émane d’individus, de groupes sociaux ou politiques et/ ou, pire, de l’état.

Plus tard, le psychiatre et penseur anticolonialiste Frantz Fanon écrivait dans son livre fondateur pour la réflexion sur les ravages du colonialisme, Peau noire, masques blancs, « Le noir n’est pas un homme ». Par cette phrase provocatrice, il signifiait que ce sont le regard et le comportement du blanc qui créent le noir.

Il n’est pas un état qui serait d’être étranger. On ne naît pas étranger, on le devient, pourrait-on écrire, en paraphrasant ainsi l’expression de Simone de Beauvoir à propos des femmes. L’appartenance à une communauté, à un groupe ou à une famille nous structure. Elle nous relie en même temps qu’elle nous différencie. Elle nous fait mesurer ce qui nous rapproche, ce qui nous sépare, en quoi nous sommes différents les uns des autres. Tour à tour, inclus ou exclus.

En ces temps lourdement menacés par la remontée de l’influence idéologique de l’extrême droite, en ces temps de crise économique d’une brutalité extrême pour les peuples du monde, la question de la relation aux étrangers apparaît comme omniprésente dans la société française, comme dans la société mondialisée qui est la nôtre aujourd’hui. Resurgissent partout, et avec une rare violence, des manifestations massives de rejet de l’autre.

En France, tandis que se multiplient les expulsions de Roms et de sans-papiers, alors que des musulmans et des juifs peuvent encore se faire assassiner parce qu’ils sont musulmans ou juifs, au moment où le contrôle au faciès est monnaie courante et où le seul fait de s’appeler Ali ou Saïda peut entraver l’accès à un logement ou à un travail, au moment où dans l’espace européen se sont mises en place des lois qui durcissent le droit de circulation en Europe des « non Européens » (pas tous certes, seuls les pauvres qui s’efforcent de fuir la misère économique de leur pays, les riches circulant dans le monde comme ils le veulent…) ; au moment où le droit d’asile né des conquêtes de l’après-guerre est sérieusement mis à mal, Autour du 1er mai et Peuple et Culture ont voulu répondre à un sentiment d’urgence, en tentant d’interroger avec le cinéma ce que c’est d’être étranger.

À travers une sélection de films de toute nature - du film de fiction qui a fait date dans l’histoire du cinéma au documentaire, produit de façon classique ou par des associations ou des collectifs - nous questionnerons les relations que la France a entretenu avec les étrangers hier et aujourd’hui. Nous réfléchirons à la nouvelle donne que constitue la création de l’espace européen né des accords de Schengen et de la mondialisation. Nous porterons notre attention sur la situation des réfugiés aujourd’hui et sur l’évolution du droit d’asile qui s’érode toujours un peu plus.

Heureusement, s’inventent également, chaque jour des formes de résistance, de désobéissance civile, de mobilisation, d’hospitalité et d’entraide envers les étrangers, dont la Décade rendra compte, fidèle à sa volonté de témoigner par le cinéma, de cette envie de changer le monde et de se révolter contre l’inacceptable.

La Décade Cinéma et société entend également soutenir également une démarche fondamentale, faire bouger les représentations et les stéréotypes :
- Non il n’y a pas plus d’immigrés aujourd’hui qu’hier ! Depuis des siècles, la peur de l’envahissement est le fantasme permanent de l’extrême droite.
- Non les immigrés n’ont pas forcément envie de rester en France ! Si le droit de circulation n’était pas aussi restreint, nombre d’entre eux choisiraient d’aller et venir. Mais les lois européennes d’aujourd’hui limitent totalement la libre circulation des étrangers les plus pauvres.
- Non le Sud n’envahit pas le Nord ! Il existe aussi des migrations Sud-Sud et de tous temps, des groupes sociaux ont choisi de migrer, d’autres étant plus sédentaires.

Ces représentations fausses induisent la peur : peur de l’autre, par ce qu’on ne connaît pas ses codes, peur de l’autre car il menace votre territoire, vos habitudes, votre relation au monde, peur fantasmée de l’autre … « Il faut avoir peur de la peur » disait Héraclite, il y a bien longtemps, phrase qui fut le credo de bien des résistants, pendant la 2ème guerre mondiale. Phrase à méditer aujourd’hui…

Pour conclure, enfin, le propos de la Décade, par d’autres possibles nous témoignerons de la richesse qu’apportent les étrangers, là où ils ont choisi de vivre. À travers des itinéraires de vie, chers au cinéma documentaire, nous irons à la rencontre de parcours individuels et collectifs d’hommes et de femmes venus du monde entier, qui contribuent tous les jours à irriguer de leurs savoirs-faire, de leur savoir-être, la société dans laquelle ils arrivent, périples qui permettent que se rencontrent et se mêlent les cultures d’ici et d’ailleurs.

Rêvons, il est toujours temps, de construire un monde fait d’identités plurielles et non nationale . « Un monde où… », comme le dit si bien la chanteuse québécoise Pauline Julien, « il n’y aurait pas d’étranger ». Un monde de tolérance et d’hospitalité. Un monde qui ferait sortir de l’entre soi. Un monde amoureux… ou comment inverser la mécanique du pire.

Sylvie Dreyfus, présidente de Autour du 1er mai.

Retrouvez sur cette page prochainement la programmation complète.

mardi 10 avril 2012

La deuxième partie de la Décade cinéma et société commence demain !

Nous vous donnons rendez-vous dès demain à Tulle pour la seconde partie de la Décade cinéma et société !

Au programme :
  • Mercredi 11 avril, 15h00, TULLE, cinéma Le Palace

Les folles années du twist, Mahmoud Zemmouri, 1983, 90 mn

À Bouffarik, au début des années 960, pendant la dernière année de la guerre d’Algérie, les mésaventures de Boualem et de Salah, deux jeunes garçons débrouillards et oisifs, passionnés par les rythmes endiablés du twist. Loin de tout engagement politique, pendant que s’affrontent le FLN et l’Armée française, les deux jeunes gens cherchent à profiter de la vie et de leur jeunesse…L’Histoire en marche finira par les rattraper…

  • Mercredi 11 avril, 18h00, TULLE, médiathèque Eric Rohmer

J’ai 8 ans, Yann le Masson, 1961, 10 mn

Rescapés de la guerre d’Algérie et réfugiés dans des camps tunisiens, des enfants algériens témoignent, à partir de dessins qu’ils ont eux-mêmes réalisés, des événements tragiques qu’ils ont vécus. J’ai 8 ans fut interdit durant dix ans sur le territoire national.

Octobre à Paris, Jacques Panijel, 1961, 70 mn

Octobre à Paris est le seul documentaire de l’époque consacré aux exactions, tortures et noyades dans la Seine pendant et après la manifestation pacifique du 7 octobre 96 , organisée à Paris, à l’appel de la Fédération française du FLN pour protester contre un couvre-feu discriminatoire et réclamer l’indépendance de l’Algérie. Le film retrace la préparation et le déroulement de cette manifestation sauvagement réprimée sous l’autorité d’un préfet nommé…. Maurice Papon. Il donne la parole à des rescapés qui relatent les tortures qu’ils ont subies dans les commissariats parisiens. Les témoignages des victimes et les photos d’Elie Kagan constituent un réquisitoire accablant.

  • Mercredi 11 avril, 21h00, TULLE, cinéma Le Palace

Peuple en marche, René Vautier, 1963, 60 mn

Sous l’égide de René Vautier, directeur du Centre Audiovisuel d’Alger, de jeunes cinéastes algériens braquent leur caméra sur le passé, le présent et aussi l’avenir qu’ils rêvent pour l’Algérie et réalisent le premier documentaire collectif sur l’Algérie indépendante. Avec une quantité d’images historiques exceptionnelles, tant de guerre (maquis, villages détruits) que de l’immédiate après guerre (reconstructions, revitalisation des campagnes)

Algérie année zéro, Marceline Loridan-Ivens et Jean-Pierre Sergent, 1962, 40 mn

Documentaire sur les débuts de l’indépendance algérienne filmé au cours de l’été 96 à Alger. Le film fut interdit en France et en Algérie mais obtint le Grand prix du festival international de Leipzig en 96 .


  • Jeudi 12 avril, 14h00, TULLE, cinéma Le Palace

Le Général de Bollardière et la torture, André Gazut, 1974, 52 mn

En 97, André Gazut, cinéaste (qui pour ne pas avoir à combattre les indépendantistes algériens déserta l’armée française) réalise avec ce film le portrait du général le plus décoré de la France libre, le général de Bollardière, l’homme qui eut le courage de dire deux fois « non » : à l’occupation nazie et à la collaboration en 9 0 ; à l’usage de la torture en 9 7 lors de la bataille d’Alger. Le film donne aussi la parole, avec du recul, à plusieurs grands témoins ou acteurs de « la sale guerre » (de Pierre Messmer à Jacques Massu, de Paul Teitgen à Robert Lacoste). Projeté à l’époque par les télévisions suisses, belges et canadiennes mais jamais par les grandes chaînes françaises ! Il faudra attendre le 8 juillet 00 pour qu’il soit diffusé… sur la chaîne parlementaire.

  • Jeudi 12 avril, 18h00, TULLE, médiathèque Eric Rohmer

Déchirures algériennes, Jean Labib, 1987, 57 mn

Quatrième partie d’une série de six documentaires sur le général de Gaulle.

Réalisée pour la télévision d’après l’oeuvre de Jean Lacouture, ce film analyse la politique algérienne du général de Gaulle, de son arrivée au pouvoir en 9 8, jusqu’aux accords d’Evian en 96 . L’engagement, Gérard Follin, 1988, 32 mn

Génération est le feuilleton d’une génération qui a grandi sous la Guerre froide et qui, de la guerre d’Algérie à Mai 68 s’engagea dans le militantisme. Alternant images d’archives et interviews, cette série de quinze épisodes dresse le portrait d’une génération qui voulait « changer le monde » et « changer la vie ». L’engagement est le premier épisode de cette série : au début des années 60, les étudiants découvrent le militantisme et l’engagement politique lors de la lutte contre la guerre d’Algérie.


  • Jeudi 12 avril, 21h00, TULLE, cinéma Le Palace

Bled number one, Rabah Ameur-Zaïmèche, 2005, 97 mn

Dans ce deuxième volet de sa trilogie, le réalisateur fait resurgir Kamel, expulsé de France après sa sortie de prison vers son pays d’origine, l’Algérie. Cet exil forcé le contraint à observer avec lucidité un pays en pleine effervescence, tiraillé entre désir de modernité et traditions ancestrales. Violence intégriste, solidarité communautaire, loi traditionnelle impitoyable envers les femmes, rapports entre les enfants du pays émigrés et ceux restés au pays, composent cette chronique d’un petit bourg de l’Algérie contemporaine où se mêlent souffrance et beauté.


  • Vendredi 13 avril, 14h00, TULLE, médiathèque Eric Rohmer

Kateb Yacine, l’amour et la révolution, Kamal Dehane, 1960, 60 mn

Kateb Yacine, écrivain et poète algérien d’origine berbère, instruit dans la langue du colonisateur, considérait la langue française comme « le butin de guerre » des algériens. « La Francophonie est une machine politique néo-coloniale qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l’usage de la langue française ne signifie pas qu’on soit l’agent d’une puissance étrangère et j’écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français » déclarait-il en 960. Ce film reste l’archive principale sur ce personnage lumineux dont l’œuvre traduit la quête d’identité d’un pays aux multiples cultures et les aspirations de son peuple.


  • Vendredi 13 avril, 18h30, TULLE, cinéma Le Palace

Elles, Ahmed Lallem, 1966, 22 mn

En 966, quatre années après le début de l’indépendance, des lycéennes algériennes de première et terminale, parlent de leur vie, des difficultés qu’elles rencontrent dans leur désir d’émancipation, de leurs attentes, de leur espérance dans l’avenir de leur pays.

Algériennes, trente ans après, Ahmed Lallem, 1996, 54 mn

Trente ans plus tard, Ahmed Lallem retrouve quatre d’entre elles qui vivent soit en exil, soit en Algérie. À travers les différents parcours de ces femmes, le film explore la complexité de la vie des algériennes, leurs déceptions mais aussi leur combativité. Une confrontation entre les aspirations, les espoirs d’hier et les désillusions d’aujourd’hui, à travers laquelle trente années d’histoire algérienne sont évoquées.


  • Vendredi 13 avril, 21h00, TULLE, cinéma Le Palace

Elise ou la vraie vie, Michel Drach, 1970, 105 mn

En pleine guerre d’Algérie, Elise une jeune bordelaise « monte » à Paris rejoindre son frère pour gagner sa vie dans une usine automobile. Elle y rencontre Arezki, un militant nationaliste algérien dont elle tombe amoureuse. Ce long métrage inspiré du roman de Claire Etcherelli offre une chronique de la vie ouvrière de l’époque et souligne l’ampleur de la répression policière à l’encontre des Algériens durant une guerre qui ne dit pas son nom.


  • Samedi 14 avril, 15h00, TULLE, cinéma Le Palace

Carte blanche au CNC, Une sélection de films d’archives tournés pendant, la période coloniale ( 896- 96 ) Rue de France, 1896, 1 mn, muet Biskra, enfants indigènes ramassant des pièces de monnaie, Film Lumière, opérateur Alexandre Promio, 1903, 1 mn, muet Journée d’une musulmane, Film Eclair, opérateur Alexandre Promio, 1912, 6 mn, muet Algérie humaine, Jean-Charles Carlus,1948, 30 mn Bouzareah, Jack Pinoteau 1950, 26 mn L’Algérie et notre conscience, Philippe Brunet et Gilbert Prouteau 1955, 19 mn Rossignol de Kabylie, Georges Régnier, 1962, 21 mn


  • Samedi 14 avril, 20h00, TULLE, cinéma Le Palace

La Guerre sans nom, Bertrand Tavernier, Patrick Rotman, 1992, 230 mn

Entre 9 et 96 , près de trois millions de jeunes français de métropole participent en Algérie aux « opérations de maintien de l’ordre », appellation destinée à masquer un conflit dont les traumatismes ont été depuis en grande partie refoulés. Partant de ce constat, Tavernier et Rotman donnent aux anciens appelés l’occasion de s’exprimer pour la première fois. Ouvriers, paysans, commerçants ou cadres. Par les nombreux sujets évoqués : la grande manifestation pacifiste de Grenoble pour empêcher le départ des appelés, l’action psychologique, l’ennui du cantonnement, le repli sur soi, les beuveries, les accidents (un tiers des disparus), la peur, l’incompréhension, l’insoumission, les camps de regroupement, la torture, l’OAS, le sort des harkis… c’est une véritable histoire de la guerre qui se tisse, vue par les appelés du contingent, tous marqués à vie par cette guerre « inutile ».


  • Dimanche 15 avril, 14h45, TULLE, cinéma Le Palace

Algérie, histoires à ne pas dire, Jean-Pierre Lledo, 2006, 160 mn

Jean Pierre Lledo convoque les tabous en sollicitant la mémoire du pays. Ce film est le produit de sa propre histoire, celle d’un algérien d’origine à la fois juive, berbère et européenne, qui est partie prenante de l’Algérie indépendante, mais profondément déçu par l’évolution de son pays. La figure essentielle du film est l’Absent, celui qui n’est plus là et dont la mémoire même tend à disparaître. L’absence du chef de maquis, probablement victime d’un règlement de compte entre indépendantistes et dont la mort reste obscure, celle d’une femme qui a risqué sa vie pour l’indépendance, aujourd’hui meurtrie par l’islamisation du pays, celle des juifs qui ont dû quitter un pays dont ils constituaient l’une des plus anciennes populations ou encore celle des descendants d’immigrants espagnols qui n’approuvaient pas l’OAS et entretenaient des rapports fraternels avec les arabes, et dont certains ont été pourtant victimes de violences aveugles à l’indépendance. Pour lui l’Algérie est devenue indépendante mais n’a pas réussi à être fraternelle. Le film fut empêché de sortie par deux fois en Algérie.


  • Dimanche 15 avril, 21h00, TULLE, cinéma Le Palace

Avant de franchir la ligne d’horizon, Habiba Djahnine, 2010, 64 mn

Dans ce film, Habiba Djahnine va à la rencontre de militants et de militantes qui continuent à agir. Les rencontrer, les surprendre dans leur espace de vie, de travail ou de lutte dans lequel ils inscrivent quelques mots de leur histoire et de celle de la réalisatrice, algérienne, tourmentée. Mémoire, trou de mémoire, bruits de fond, manifestations… Ce documentaire témoigne de 0 ans de mobilisation- répression politique en Algérie.


  • Vendredi 20 avril, 20h00, CORNIL, Lauconie

Mémoires d’immigrés : les enfants, Yamina Benguigui, 1997, 52 mn

Les enfants est le troisième volet d’une trilogie qui s’intéresse à l’immigration maghrébine en France. Nés en France ou venus en bas âge dans le cadre du regroupement familial, les enfants d’immigrés maghrébins vont subir de plein fouet, tout comme leurs parents, les contradictions de la politique qui leur est appliquée.

Suivi d’un apéro-débat 21h30 : concert avec le Cabaret Constantine

Des musiciens du Bal d’Areski, présents aux Nuits de Nacre en 0 0, proposent un voyage hors norme entre la France, les Balkans et le Maghreb. La chanson populaire s’étend au delà des frontières, s’empare des accents orientaux et rend hommage aux grands paroliers comme Lili Boniche, Blond Blond, Salim Halili, Slimane Azem ou encore l’incontournable Cheikh El Hasnaoui.

dimanche 18 mars 2012

Leçon de cinéma par Dominique Cabrera

Aujourd'hui, pour clore en beauté la première session de cette décade, nous vous donnons rendez-vous à Argentat pour une leçon de cinéma animée par Dominique Cabrera.

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Cette leçon débutera par la diffusion d'extraits de ses films qu'elle commentera, puis par la projection de L'Autre côté de la mer, qu'elle a réalisé en 1997.

Rendez-vous à 16h00 à la librairie l'Aire libre, à Argentat Entrée libre

samedi 17 mars 2012

Cet après-midi, rendez-vous pour une carte blanche à l'Ina

Nous vous donnons rendez-vous cet après midi à Tulle, salle de l'Université Populaire, pour un après-midi de projection de documents issus des archives de l'Ina, en présence de Joëlle Olivier, chef de projets culturels à L'ina. ina.jpg L'équipe de journalistes de "Cinq colonnes" en reportage en Algérie dans un poste militaire français effectuant une prise de son. (crédit : Ina)

Au programme, des épisodes de de Cinq colonnes à la Une et du Bloc-notes de François Mauriac :

Puis un documentaire de Djamel Zaoui : Une Autre guerre d'Algérie

Nous vous donnons rendez-vous à partir de 15h00 à la salle de L'université Populaire, à Tulle
Entrée libre
Toute la programmation de la Décade ici !

vendredi 16 mars 2012

Ce soir, carte banche à Mehdi Lallaoui, en sa présence !

La Décade continue, et nous aurons le plaisir de vous retrouver ce soir pour une carte blanche à Mehdi Lallaoui, qui viendra nous présenter deux films qu'il a choisis :

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Retrouvez ici la présentation de Mehdi Lallaoui rédigée par Geneviève Dreyfus Armand, historienne.

Nous vous donnons rendez-vous ce soir à 20h00 chez Bernard Mullet, paysan à Naves, Solheilavoup
Toute la programmation de la Décade ici !

mercredi 14 mars 2012

Ouverture de la 7ème Décade Cinéma et société ce soir !

Nous vous attendons nombruex ce soir au cinéma Louis Jouvet, à Uzerche, pour la soirée d'ouverture de la 7ème Décade Cinéma et société : El Djazaïr ! France-Algérie, du colonialisme à nos jours. Aff_decade_2012.jpg

Au programme, la projection de

En présence de Mohammed Lakhdar Hamina.

Toutes les informations pratiques sur l'invitation, ici !

Rendez-vous à 20h30 au cinéma Louis Jouvet
Entrée libre

dimanche 20 mars 2011

Aujourd'hui, dernière séance de cette première session de la Décade

Pour finir cette première session de la Décade, avant de nous donner rendez-vous en mai, nous avons le plaisir de recevoir Maurice Failevic qui viendra présenter cette dernière séance au cours de laquelle seront projetés deux films.

Rendez-vous à 16h, à Argentat, librairie L'aire libre

Pierre, ouvrier spécialisé, voit son poste remplacé par une machine. Tout ce qui donnait du sens à sa vie, sa conscience professionnelle, son engagement syndical se voit remis en question. De la belle ouvrage est le premier film de fiction de Maurice Failevic, couronné par le Prix de la Critique du Syndicat Français de la critique de cinéma en 1971. Réalisé dans une société où le chômage n'était pas encore une menace omniprésente, il demeure étonnamment actuel. Il montre à quel point l'identité passe par la relation forte au travail : un constat largement remis en cause aujourd’hui tandis que les emplois disparaissent et que les conditions de travail se dégradent.

Waqt el-qahwa, le temps des cafés retrace l’histoire singulière de ces lieux de retrouvailles et de convivialité qui ont joué un rôle essentiel dans la vie quotidienne des hommes venus du Maghreb pour travailler en France. Durant des décennies, les quartiers populaires de Lyon ont compté nombre de troquets, entre espace privé et public, où l’on se retrouvait après la journée d’usine. Au fil du temps, ils sont devenus un repère, un chez-soi, un espace de libre expression culturelle. Ce film témoigne des liens de sociabilité qui existaient entre les travailleurs hors de l'usine.

samedi 19 mars 2011

Samedi 19 mars: nouvelle journée de la Décade

Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous proposer deux séances !

  • à 15h, à Naves, chez Bernard Mullet, Solheilhavoup :

Il était une fois le salariat, Anne Kunvari, 2 X 52 min

De 1906 à aujourd’hui, le film raconte cent ans d’histoire du salariat qui ont vu naître un droit du travail protecteur, la sécurité sociale, la retraite, les congés payés, le contrat à durée indéterminée... Le salariat moderne s'est construit à force de combats et de transformations économiques et politiques. Mais depuis trente ans, ce statut protecteur est remis en cause. Chômage de masse, flexibilité, précarité, protections sociales en danger : l’univers des salariés est bouleversé. « Avec Il était une fois le salariat, note Anne Kunvari, j’ai voulu raconter l'épopée du salariat au cours du XXe siècle et dresser un état des lieux du travail à partir des années 70, période où le CDI, véritable fer de lance, commence à se fissurer. Le décryptage que j'effectue dans ce film a pour vocation d'aider les gens à réfléchir sur ce qui leur arrive aujourd'hui et à se projeter dans l'avenir. »

  • à 20h30, à Cornil, au Battement d'ailes (Lauconie)

L'Usine, un jour de plus, un jour de moins, Eric Pittard, 85 min

La fonderie Bouhyer fut l’une des toutes premières en France à négocier avec les syndicats une réduction du temps de travail sans perte de salaire. Depuis plus de quatre ans, les ouvriers travaillent trente-deux heures par semaine sur quatre jours. C’est à partir de cette réalité qu’Eric Pittard réfléchit aux notions de temps, d’argent et de travail au milieu des courbes et des coulées de fonte. Un film sur la question de la durée du travail et du temps libre en ces temps où l’on voudrait nous faire croire que travailler plus est un horizon indépassable.

Sortie d'usine (I, II et III), Louis et Auguste Lumière, 5 min

Considéré comme le premier de l'histoire du cinéma, Sortie d’usine fut tourné le 19 mars 1895 par les frères Lumière à la sortie de leur propre usine. Le film connaît trois versions. Dans la première, ils sont en tenue de travail. Dans les deux suivantes, ils ont revêtu leurs habits du dimanche. Peut-on parler de documentaire ou de reconstitution ? Avec ce film, toutes les questions qui se posent au cinéma, autour de la représentation de la réalité, sont déjà présentes.

Nous serons heureux de vous y retrouver nombreux !

vendredi 18 mars 2011

Ce soir: nouvelle séance de la Décade, à Saint Jal

Nous serons heureux de vous retrouver ce soir pour une nouvelle séance , au cours de laquelle vous seront proposés deux films qui rendent hommage aux travailleurs immigrés à travers deux générations.

« Les pères » constitue le premier volet de la trilogie Mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin qui donne la parole à ceux qui sont venus reconstruire la France quand le pays manquait de main d’œuvre « Je voulais redonner de la dignité à ces immigrés maghrébins dont on a oublié le passé et les conditions dans lesquelles ils ont été accueillis en France. Je suis née ici, issue de parents algériens. Mes parents, et tous ceux des enfants des banlieues, des beurs comme on dit, sont toujours restés dans l'ombre. Jamais on ne les a laissés s'exprimer sur leur passé. Dans ma famille, il y avait quelque chose de honteux à parler de cette immigration. De ce fait, on se taisait. Et nous, enfants d'immigrés, ne savons rien de la réalité. L'ignorance est dangereuse. Il faut retrouver notre histoire pour mieux comprendre notre double culture, et la faire connaître aussi aux Français de souche ». Yamina Benguigui

En juillet 2008, des sans-papiers, ouvriers intérimaires dans le secteur du bâtiment, se mettent en grève pour obtenir leur régularisation par le travail. Tout laisse à penser qu’ils iront droit à l’échec... Pourtant, après 9 mois de conflit, ils obtiennent gain de cause. Une lutte qui gagne, menée avec une détermination sans faille par des travailleurs doublement fragilisés, sans-papiers et intérimaires !

Anthony Voisin, qui a participé à la réalisation des 88, l'art de la grève, nous fait le plaisir de participer à la séance, pour présenter le film et participer au débat.

Saint Jal, salle polyvalente, vendredi 18 mars à 20h30. Entrée libre

mercredi 16 mars 2011

Filmographie autour de la Décade 2011

Aujourd'hui, il n'y a pas de projection dans le cadre de la Décade, mais, en contrepartie, nous vous proposons cette filmographie autour du thème Cinéma et monde ouvrier...

Signe des temps, de l'urgence à arrêter le massacre, la remise en cause des acquis sociaux, la violence dans le travail.... de nombreux festivals cette année programment des films sur la classe ouvrière et la question du travail. Filmer le travail à Poitiers, La Comédie du travail à Saint Denis, La Classe ouvrière c'est pas du cinéma à Bordeaux, Ciné-travail à Lyon, autant d'initiatives que nous saluons et dont il ne faut pas perdre la trace.
Afin de mutualiser ces idées de programmations et de garder la mémoire des films, voici une liste non exhaustive de films dont vous pouvez retrouver les résumés dans la base Autour du 1er mai.

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mardi 15 mars 2011

La Décade Cinéma et société 2011: 1ère séance aujourd'hui

Chaque jour, un petit compte rendu de la Décade....

Le Sel de la terre, Herbert Biberman
2084, Chris Marker

Ce soir à Uzerche, cinéma Louis Jouvet, 20h30

"Si vous n’avez jamais vu le film Le sel de la terre, j’espère que vous pourrez courir jusqu’à Uzerche ce soir, c’est un des plus beaux films de lutte, antiraciste et féministe de l’histoire du cinéma… Et un des films « culte » des ciné-clubs de Peuple et Culture.

Une des œuvres cinématographiques qui fonda et peut fonder encore notre conscience et qui nous dit, que oui, une grande partie de la dignité humaine nous vient des pauvres… et des femmes.

A bientôt j’espère, du beau titre de film de Chris Marker, dont sera projeté ce soir aussi 2084, un petit bijou de 10 minutes de politique-fiction qui ne donne pas dans le désespoir !"

Manée Teyssandier, présidente de Peuple et Culture Corrèze

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